ACTION Sur cette revue, Victor LAMON ecrit dans son article Bref historique des luttes revendicatives à la Martinique :

"Le travailleur restait attaché à la propriété comme un véritable escalve : case en paille avec sol en terre battue, pas d'horaire limite de travail, etc... Il est payé avec le Caïdon" [--] Le Caïdon se présentait sous la forme d'un morceau de métal (de cuivre le plus souvent) portant les initiales du propriétaire. Chaque propriétaire avait son Caïdon qui n'était pas valable sur la propriété voisine..



Dans son livre LE NÈGRE et l'Amiral, Raphaël CONFIANT lui aussi, s'atttarde sur la fabrication des caïdons :

"L'enfant comprit beaucoup plus tard les raisons de cette surprenante impunité : le maréchal-ferrand était le seul de tout le pays à savoir fabriquer des caidons à l'effigie de son père. Partout ailleurs, ce n'étaient que de grossières rondelles en zinc sans la moindre marque, que les planteurs baillaient à leurs travailleurs casés en guise d'avance sur salaire."


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