Maurice Virassamy

Il publia en 1972 : LE PETIT COOLIE NOIR

Des échos du Net année 2004

"Le premier texte à avoir fait figurer le terme « coolie » dans son titre remonte cependant aux années 70 et nous vient de Maurice Virassamy, dans un roman intitulé Le petit coolie noir qui, à mon avis, n’est pas un roman indien à proprement parler, tout comme le deuxième roman de cet auteur intitulé Ne crachez pas sur Sangaré, qui situe l’Indien dans une position dominante par rapport au Noir, dans le contexte de l’immigration en France. Dans son premier roman, l’on trouve plusieurs références au stigmate que constitue le fait d’être « coolie », mais l’auteur n’y défend aucune cause indienne."
(Voir interview de la chercheuse Juliette Sméralda-Amon)


La figure de l'Indien (ou du couli) dans les romans francophones, est apparue tardivement puisque seule une nouvelle de René de Bonneville l'évoque dans les Antilles de la fin du XIX° et que, comme on le sait, Saint John Perse, Césaire ou Glissant) Glissant ne lui accordent pas plus d'attention. Avec les romans d'auteurs de la créolité qui ne sont pas d'origine indienne, elle devient récurrente à la Martinique et en Guadeloupe. Cette représentation sert le discours idéologique et identitaire des écrivains de la créolité tentant de faire apparaître l'ampleur des brassages qui ont fondé la société créole, mais cantonne les Indiens dans une différence énoncée avant eux par les auteurs d'origine indienne lorsqu'ils ont enfin pu prendre la parole. Les premiers textes, ceux de Maurice Virassamy (Le Petit Coolie noir) et d'Ernest Moutoussamy (Il Pleure dans mon pays), dénoncent des conditions de vie difficiles des Indiens mais très vite, les romans passent à une mise en scène narrative qui reprend les principes descriptifs de l'exotisme et de l'orientalisme que sont la fragmentation en scènes obligées, la théâtralisation et la mise en spectacle, l'inclusion de personnages emblématiques dans un décor dont ils sont le prolongement… "
(Voir Congrès Acfas - Communication présentée au congrès :
La figure de l'Indien : quête d'altérité ou altération idéologique ? Valérie Magdalaine-Andrianjafitri)

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