MAMAN COCHON
Marina Paul-Bousquet dans son roman
MORNE-VENT
écrit, en 1944 :
"Au moment des élections les revolvers partent tout seuls. C'est réglé. Un noir est tué, c'est un blanc qui a fait le coup. Ici, les morts ont leur bulletin de vote, et les
zombis
troquent l'urne qui n'a pas son contingent de voix contre celle où le plein a été préparé au profit de celui qui doit être l'élu. Il y a aussi les
mamans cochons : un bulletin plié avec un art tout particulier, qui en tombant dans l'urne, s'entrouve et laisse échapper plusieurs autres bulletins."
On connaît les deux autres sens de maman cochon : C'est le nom de la truie mais c'est aussi le nom d'un instrument qui pourrait imiter les grognements d'un cochon, c'est-à-dire la contrebasse.
Raphaël CONFIANT dans Le Nègre et l'Amiral rappelle une quatrième signification :
"Rigobert jouait aux dominos près de là. Il continua à fesser les double-six qu le hasard lui attribuait avec une constance déconcertante en s'écriant :
Maman-cochon !
ses adversaires tremblaient à ce seul nom créole du double-six car ils savaient qu'à partir de ce moment là, ils couraient à leur perte."
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