Sallens, professeur de français-latin-grec


Il a été mon professeur de français en 3e.

Parisien d'origine il nous rappelait souvent que pour préparer ses dissertations, quand il était en classe de Première il fréquentait déjà la Bibliothèque Nationale...
Il nous rapportait qu'à l'agrégation de Lettres lors du thème grec qui devait durer 6 heures, il remettait sa copie au bout de 4 heures 30, "sous les regards envieux des garçons et admiratifs des jeunes filles ! "

Les élèves du lycée Schoelcher de cette époque retiendront de cet agrégé peu modeste, sa tenue négligée composée d'un short et de chaussettes dont la couleur blanche n'était pas toujours très nette. Il y avait surtout ses sandalettes en plastic qui lui valurent le surnom de "Capitaine Shoes" !

J'aime retenir l'originalité des compositions trimestrielles de récitation pour lesquelles, outre les textes imposés en vieux français, nous devions choisir des textes du 19e siècle, tous différents :
je choisissai trois poèmes : le vallon , le lac le crucifix et ; comme pour rendre hommage à Alphonse de Lamartine dont vous pourrez lire une phrase rapportée par Léopold Lédar-Senghor.

Je n'oublie pas qu'il nous avez proposé en commentaire "une phrase d'un de vos compatriotes" disait-il :
"Qu'est-ce qu'un poète en effet, sinon un homme qui sourd à toutes les injonctions de la logique, s'obstine à croire que la nuit est aussi claire que le jour et que le jour aussi mystérieux que la nuit ! "(Aimé Césaire)


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